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Je ne suis pas Cheyenne

Une bonne nouvelle.

Faisant suite à une longue période de fièvre et d’agonie, d’espoirs sans cesse foulés aux pieds et d’acharnement thérapeutique,  La Maison Close est morte.

A l’heure ou j’écris ce billet son cadavre, en état de décomposition avancé, est charrié par les eaux digitales qui glissent en silence dans les bas fond de l’Internet Haut Débit pour 29,99 € par mois seulement.

Peut-être en reste-t-il quelques traces sur quelque serveur russe hébergé par l’Île de Man. Une dent, une touffe de poil, un parfum. Mais cela aussi finira par disparaître tout à fait.

La Maison Close a ouvert ses portes au mois de mars de l’an deux mille. Autant dire, qu’au regard du rythme cardiaque du web, c’était il y a fort longtemps. A l’époque, on — je dis « on », mais je parle surtout de moi — fabriquait encore des sites à la main, page par page, avec des logiciels crackés et des tableaux pour organiser la page . Cela prenait un temps fou : il fallait redimensionner et optimiser les images, créer des vignettes, faire une mise en page, créer des liens, modifier les menus de navigation, transférer tout cela sur le serveur, vérifier qu’il n’y avait pas d’erreur de liens, constater qu’il y en avait et que cela venait d’une vulgaire faute de frappe, etc.

Tout ce travail a fini par étouffer le contenu. J’avais ouvert ce site avec l’envie un peu mièvre de faire une oeuvre poétique pleine d’esprit, je me retrouvais à nourrir une baleine inerte, tatillonne et procédurière. A cause de lourdeurs administratives, à force d’ennui et de résignation La Maison Close est tombée dans un coma profond. Et je n’y ai rien trouvé à redire. C’est même avec un certain enthousiasme, qu’aujourd’hui j’arrache tous les cathéters. Je débranche le machin.

Une autre bonne nouvelle.

Je ne suis pas Cheyenne est un nom de code. Un peu comme Opération Tempête du désert ou bien comme cette phrase énigmatique dans Lost Highway de David Lynch :

Dick Laurent is dead.

Je ne suis pas Cheyenne, c’est le nom de code qu’emprunte la nouvelle incarnation de La Maison Close pour signifier aux oreilles averties qu’elle est prête à déployer ses charmes. J’ignore ce que vient faire cette référence à une nation amérindienne. Au fond, ça n’a pas beaucoup d’importance.

La bonne nouvelle c’est que La Maison Close rouvre ses portes sous une nouvelle forme.

Une forme à la fois plus simple et — je l’espère — plus libre. L’avenir nous le dira, d’autant que tout n’est pas arrêté. Je vais notamment entamer une période de rodage de la machine : renommer, remplir les rubriques et surtout tenter  de produire — enfin — une oeuvre poétique pleine d’esprit et de pommes de terre.

A suivre, donc.

4 Commentaires

  1. Publié le 27 Déc ’11 à 15 h 10 min | Permalien

    ah bah çà, le jour où je redécouvre les joies de ta maison close, j’apprends qu’elle ferme.

    Mais c’est pas grave, on se retrouvera.

    Manuel, un 27 décembre à son taff par un jour de brouillard et qu’il faut bien faire semblant de travailler un peu,que diable.

  2. brr
    Publié le 27 Déc ’11 à 16 h 56 min | Permalien

    Mais enfin, M. Manuel, vous prenez de la drogue ?
    En plus de faire semblant de travailler.

    Certes la Maison Close a fermé ses portes, mais elles les a réouvertes presque aussitôt. Vous êtes présentement _dans_ la nouvelle version.

    En même temps cet incident fait émerger un problème : je pensais proposer un travail atemporel (voire intempestif), j’ai donc décidé de masquer la date et l’heure de chacune des publications…

    Ce qui, semble-t-il, rend la compréhension moins précise.

    [Fin de transmission]

    • manuel
      Publié le 28 Déc ’11 à 19 h 02 min | Permalien

      Hébé voilà…
      Quand je suis tombé sur cette publication, c’était la dernière dans mon ordre de consultation…
      Ceci expliquant cela.
      Peut-être que tu pourrais faire une incrémentation de chaque publication, mi-façon industrie, mi façon 2.0 rilôdide : « publication n° 00000012, version 1.0.0.5 »
      Moi je dis ça, je ne dis rien.

  3. Publié le 11 Sep ’14 à 18 h 55 min | Permalien

    Une excursion non faite sur le web : syndrome du sparadrap du capitaine haddock
    Un commentaire qui n’en est pas un, pas plus que le mort de l’autre fois, donc à effacer.
    Un hasard qui n’en ….
    Un rien et pourtant un coin de ciel bleu, faut tenir la longueur dans la langueur monotone de l’automne, n’est ce pas ?
    Sont ceeeeee, des pensées, qui vont et viennent, qui parfois meublent le vide, des instants sans oubli, une autre vie identique.
    Je suis passé et passé.
    Sans un mot à dire…

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